OLIVER BEVAN

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LA COUR DE RECREATION

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Voir aussi "grands formats"

Comptine pour battre des mains    

Croisements  

huile sur toile    173 x 240 cm

 huile sur toile    61 x 76 cm 

Arche   

 huile sur toile    95 x 95 cm

S'envoler  

Performance  

Evasion

huile sur toile  76 x 99 cm

huile sur toile  153 x183 cm

huile sur toile 119 x 126 cm

S'eloignant

Corde I    

Corde II    

huile sur toile 61 x 76 cm

huile sur toile  51 x 41 cm

huile sur toile  51 x 41 cm

La cour

Partage de terrain

Sauts à la corde, hiver 

oil on canvas 61 x 76 cm

oil on canvas 160 x 122 cm

huile sur toile 153 x 122 cm

La série « Dans la cour de récré » 1996 - 2000

Pendant quatre ans, mon atelier se trouvait dans une école primaire à Londres. Le jour où j’ai dû quitter ce local, j'étais très triste parce que l'école avait fourni beaucoup de matière à mon œuvre. Les élèves comprenaient ce que je faisais, et ils étaient contents de se voir dans les tableaux. De mon côté, je les traitais comme des personnages importants, sur de très grands formats, parfois.

Je devais passer par la cour pour accéder à mon atelier. Pour cette série, c’est ce qui a provoqué le déclic. Les enfants jouaient à leurs propres jeux sans qu’aucun adulte n’intervienne: activités qui appartenaient à une culture distincte, comme les époux Opie l’ont démontré dans leurs livres fascinants sur le folklore des enfants. Pour employer un terme zoologique, il arrivait que les enfants redeviennent « sauvages » l’espace d’un moment. Ce contraste entre le comportement adulte et le comportement enfantin m'avait toujours frappé. Nous autres, les adultes, sommes très jaloux de notre espace vital. Nous nous touchons peu, et dans une but précis ou de façon rituelle. Alors que les enfant sont sans cesse en contact physique les uns avec les autres, se tiennent la main, se bagarrent ou sautent ensemble à la corde. Les filles préfèrent les jeux socialisés: elles dansent, jouent à des jeux de mains en chantant. Les garçons, eux courent, jouent au foot et se bagarrent. Ma propre enfance ne ressemblait guère à cela ; ce qui explique peut-être pourquoi j'ai été attiré par ce projet qui rend hommage à leur énergie et à leurs différences, ethniques ou autres. J’aimais beaucoup la diversité de leurs vêtements, des coiffures ou des chaussures, (même avec l’uniforme scolaire), de même que leur insouciance, leur assurance, ainsi que l’extrême concentration dont ils étaient capables dans leurs jeux.

Oliver Bevan Londres 2000

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